La blogosphère du petit laboratoire de graphisme potentiel

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mercredi 13 octobre 2010

Le caoutchouc c'est trop relou, le fil de fer c'est super d'enfer !

Une pure fiche bricolage tout en images pour les purs geeks du yoyo :-)
Sur certains yoyos, il y a ce qu'on appelle des hubstacks, c'est à dire deux roulements à billes supplémentaires de part et d'autre de l'axe, à l'extérieur du yoyo. Ce qui permet d'attraper ledit yoyo en pleine rotation avec nos jolis doigts, pour épater la galerie avec quelques figures originales. C'est un peu gadget mais ça fait toujours le spectacle. Les néophytes adorent ce genre de truc.

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Les roulements à billes sont maintenus en place par un petit joint torique en caoutchouc, qui se détériore malheureusement avec le temps. Et après avoir testé quelques idées aussi débiles qu'inefficaces quant à la façon de remplacer ces joints tout pourris, c'est finalement avec du bon vieux fil de fer, dont le diamètre qui va bien est très exactement de 1,3 mm, que j'ai résolu l'affaire.

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Quelques outils de bricoleur du dimanche et un peu de dextérité suffiront à mener à bien l'opération : une petite pince plate, une pince universelle ou une pince coupante, un feutre, un tournevis ou une tige quelconque dont le diamètre correspond approximativement à celui de l'axe du hubstack.

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On coupe un bout de fil de fer d'environs dix centimètres et on le préforme en boucle autour de notre tournevis. On marque approximativement les endroits où l'on va couper et… on coupe !

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À partir d'ici il faut être un peu habile de ses mains car il faut achever la mise en forme de ce minuscule bout de fil de fer à l'aide de deux pinces plates. Inutile de chercher à fermer la boucle ni à atteindre une précision d'orfèvre, il faut juste obtenir une forme en "C" la plus régulière possible.

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Une fois que vous vous êtes super bien énervé à obtenir une boucle digne de ce nom, il s'agit de la positionner sur l'axe du yoyo. Si vous n'avez pas assez de mou pour la clipser, ne forcez pas, élargissez-là légèrement et essayer à nouveau. Au pire, refaites une nouvelle boucle !

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Une fois en place, l'ajustage se fait en serrant très délicatement la boucle à l'aide d'une des pinces plate, par légères pressions successives pour ne pas deformer l'axe. Enfin, repositionnez le manchon en plastique du hubstack.

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Le résultat n'est pas vilain, il est surtout très efficace : les roulements sont bien maintenus, voire mieux qu'avec les joints en caoutchouc. La mise en œuvre est très basique et il n'y a véritablement pas besoin de rechercher la précision ultime; les performances de votre yoyo n'en seront pas altérés.
Les connaisseurs auront reconnu un G5 de chez YoyoFactory, désigné cobaye volontaire de cette expérience de bricolage extrême.

lundi 27 septembre 2010

Le futur est dans ta poche, il contrôle l'esprit des haricots d'une lointaine galaxie

En vérité; ne mangez pas vos poches, remplissez-les de tous les futurs possibles et protégez l'esprit des haricots à votre estomac défendant.

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L'arrivée du poinçonneur approche. Flamboyant de fabuleux rayons froids et fantasques, il subjugue nos âmes de légumineux, pour ainsi moins rien que mieux nous tromper nous-même sur l'avenir de lointaines galaxies heureuses où tous les organismes seraient si merveilleusement et si génétiquement modifiés…

mercredi 22 septembre 2010

La fabuleuse quête du Gigabit. Une aventure avec plein de trucs à brancher entre-eux

Ce mercredi après-midi ensoleillé m'a agréablement inspiré, et comme je ne suis pas un geek, j'ai décidé de m'aventurer dans la jungle urbaine à la recherche d'un mystérieux centre commercial où la légende raconte que l'explorateur perspicace pourra s'y enquérir d'un fabuleux switch ethernet. C'est ainsi qu'après avoir enfoncé des portes ouvertes à l'aide de lieux communs ancrés bien profond comme il faut dans mon billet précédent (j'adore ça en réalité), je contribue à mon tour au bon fonctionnement du système, au bilan carbone, tout ça…

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C'est donc les bras chargés de cables tout rigolos et de multiprises trop mignonnes que je regagne mon chez-moi. C'est cool, il fait trop super beau soleil dehors, le temps idéal pour connecter son p'tit réseau d'ordinateurs, bien tranquille à la maison. D'ailleurs si ce beau temps continue, ça va trop me donner envie d'installer une distribution Linux sur une de mes machines.

L'intérieur du dedans des choses qui nous entourent : un écran LCD

Depuis mon arrivée sur Terre, une part non négligeable de mon de temps est consacré à la compréhension des rouages de la Société Humaine, des motivations diverses et variées de ses individus, de même que du fonctionnement de tous ces étranges objets dont l'acquisition et l'usage permet, semble-t-il, d'exister mieux et plus; car plus c'est mieux… logique.

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Notons que la bienséance dicté par les lois terrestres sur la possession de biens matériels nous invite à ne sacrifier sur l'autel de notre curiosité que les produits morts au champ d'honneur d'une utilisation quotidienne génératrice de pannes, de mauvaises manipulations, de chutes et autres inadéquations fonctionnelles.

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Un ami Geek, vétéran des voyages sur Terre, m'a vivement conseillé l'acquisition d'un lot de tournevis universels. Cette judicieuse préconisation constitua pour moi la première cléf du processus de désassemblage d'un de ces objets fascinants qui existent en diverses tailles, intégrés ou connectés à tout un tas d'autres objets dits "communicants" : un écran !

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Sophistication extrême, je découvre ainsi que cet écran était non seulement capable de submerger l'utilisateur d'une myriade d'informations visuelles statiques ou animées, mais aussi de véhiculer multitude de messages contextuels à travers ses oreilles grâce à deux petits générateurs d'ondes sonores habilement fixés dans le carénage. Magnifique outil des possibles pour amplifier la manipulation du message par l'image et la manipulation de l'image par le discours.

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C'est ainsi que l'activité de beaucoup d'humains consiste à mesurer régulièrement leur degré de civilisation personnelle au nombre de boutons POWER (à pression, tactile, mécanique, à bascule, etc.) qui ornent leur quotidien.

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Pendant ce temps, le reste du Monde qui ne possède pas de boutons POWER du tout, peut toutefois s'épanouir en fournissant les ressources nécéssaires au bon fonctionnement des boutons POWER de ceux qui les feront fonctionner pour mesurer leur degré de civilisation personnelle.

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Sinon, pour revenir à notre écran, derrière la dalle à cristaux liquides il avait deux plaques de circuits électroniques. Ceux-ci sont assemblés par des robots sur des chaines de montages. Les robots c'est super efficace et ça permet aux humains de disposer d'énormément de temps libre pour s'épanouir au travers de conviviales activités de groupes comme le chômage, ou individuelle et plus intimiste comme la désocialisation. C'est génial !

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Heureusement pour moi, un Officiel humain (c'est à dire qu'il se présenta comme un humain plus officiel que les autres) m'a désaliéné de cette analyse si maladroitement simpliste du fonctionnement de la planète. En effet j'étais passé complêtement à côté du rôle fondateur des ces quelques humains d'exceptions, trop rares héros de notre temps, qui, faisant montre d'une abnégation totale et sans faille, ont tout sacrifié en acceptant de stocker continuellement toujours plus de richesses et de boutons POWER afin de permettre à toutes les populations du reste de la Terre de s'épanouir toujours plus et encore mieux dans le rien quotidien. On n'imagine pas tout ce qui se passe vraiment derrière l'écran…

mercredi 1 septembre 2010

Parce qu'on a toujours besoin d'un plus petit yoyo que soi…

C'est en cherchant tout autre chose au fin fond de mon armoire que j'ai retrouvé un bidule à ressort, vous savez : ces trucs qui servent à bloquer la ficelle de certains vêtements. Ce machin en plastique m'a aussitôt rappelé cet accessoire pour trimbaler son yoyo quand on n'a pas de poche, ni sur soi, ni sur autrui, où le ranger. Puis je me suis alors souvenu qu'un petit mousqueton en métal dormait, jusqu'à présent sans avenir, dans un de mes tiroirs.

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Dans la foulée je repensai à cette paire de lacets de chaussures jamais utilisés et qui seraient certainement très heureux d'échapper à leur emballage et faire ainsi un pied de nez à leur destin noueux de simples lacets de chaussures. Dans la pratique je n'ai besoin que d'un seul lacet (d'ailleurs toute autre ficelle suffisament solide pour cet usage aurait pu convenir).

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Après un temps de réflexion quant à la moins pire façon d'organiser tout ce petit monde, je découvre que finalement le nœud de pendu peut au contraire servir à suspendre notre mousqueton. Au passage, cette astuce m'évite d'avoir recours à un pendu professionnel qui, pendu d'un côté, tiendrait le mousqueton de l'autre.

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Le yoyo qui me sert de cobaye n'est autre que ce Eneme de YoYoJam que je trimbale quasiment toujours avec moi. Il s'est déjà mangé deux ou trois fois l'asphalte urbain dans sa tronche, sans broncher, ce qui en fait un cascadeur aguerri pour tester notre bricolage «Do it Yourself».

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Je n'ai pas coupé la longueur de lacet en trop ce qui me permettra de le récuperer en entier si un jour je décide de le renvoyer tâter de la chaussure !

yoyo-holder-05.jpgIl y a mille et un endroits sur notre personne vestimentaire où accrocher notre ami le yoyo et l'avoir ainsi constamment sous la main, prêt à jouer en toute occasion… Éliminons tout de même de la liste les endroits louches, souvent peu pratiques de toute façon, et, dans la durée, également peu hygiéniques !
Au final j'ai retiré le mousqueton pour accrocher le lacet directement à mon sac.
Après un peu plus d'une semaine d'usage tranquille, ça tient la route, c'est plutôt rigolo, un poil geek (parce que le yoyo c'est peu geek quand même).
Bref, un vrai truc de vrai fanboy.

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