Après ma brève incartade dans l'univers du fingerboard,
me voilà en possession d'une autre réplique miniature, acquise cet été pour
quelques euros, au hasard d'un étal d'instruments de musique : l'harmonica
porte-clés.

Reproduction fidèle, à quatre trous, de son grand frère l'harmonica
diatonique, on peut y jouer une gamme complète. Maîtriser ce minuscule
instrument est le genre de défi qui n'amusera que vous, puisque sa sonorité
aussi aiguë qu'instable agacera très rapidement tout votre entourage, bien
au-delà de vos espérances.

Si vous avez appris à ajuster les lamelles d'un
harmonica, forcément, vous ne résisterez pas à l'envie d'essayer d'ajuster
celles de ce gadget. Et ça fonctionne ! Au royaume des acouphènes,
l'harmonica porte-clés est l'ami des tympans !
Jonglage & musique
dimanche 31 juillet 2011
Yeah man ! Dégaine ton harmonica porte-clés et balance du gros son… ou pas !
Par Vincent le dimanche 31 juillet 2011, 00:23
dimanche 3 juillet 2011
Do It Yourself : une housse de protection pour balle acrylique
Par Vincent le dimanche 3 juillet 2011, 19:00

Non content d'avoir trouvé un petit système pour trimballer un yoyo accroché à mon sac,
je me suis mis en tête de bricoler une simple housse de protection
pour ma balle de contact en acrylique, histoire de pouvoir également la coincer
dans un recoin dudit sac et ainsi toujours disposer de quelques fidèles
compagnons de route pour occuper la vie quotidienne de mes dix doigts.
La simplicité n'empèche pas un peu de sophistication et c'est à une housse de
forme parallélépipédique
que nous allons consacrer ici notre attention.

J'ai jeté mon dévolu sur une balle acrylique
de 85 mm de diamètre; un bon compromis entre poids et dimension par rapport
à la taille de mes mains et l'encombrement au fond d'un sac qu'on trimbale tous
les jours avec soi.
Après quelques expérimentations pour trouver les bonnes dimensions,
le gabarit, pour une balle de diamètre 85 mm, se compose donc d'une base carrée
de 85 mm de côté pour une hauteur de 85+(85/2)=127,5 mm, hauteur que nous
allons arrondir à 125 mm, juste comme ça, parce qu'on est des fous !

Un vieux T-shirt ringard me fourni un banal mais adéquat tissus 100% coton sur
lequel je reporte symétriquement, avec un grand enthousiasme et un petit crayon
blanc, le patron en papier précédemment élaboré. La symétrie nous permet ainsi
de plier et doubler
l'épaisseur de tissus, tout en fournissant par la même occasion un principe
simple et immédiat d'insérer une ficelle pour fermer efficacement notre futur
housse.

Il ne reste plus qu'à coudre ensemble toutes ces épaisseurs de tissus. C'est la
partie la moins simple de ce Do It Yourself car il faut
coudre les bords dans le bon ordre ( A - B - C - D ) en respectant les angles à 90 degrés
imposés par notre parallélépipédique gabarit. Et mieux vaudra insérer la
ficelle avant de finir la phase de couture (ça facilite souvent la vie de faire
les choses dans l'ordre).

Comme je ne suis pas très doué avec du fil et une aiguille et que je n'ai pas
de machine à coudre, l'achèvement en une seule et unique couture
continue de cette housse a finalement occupé un peu moins d'une seule et
unique heure (en temps terrestre) de mon existence dans la peau d'un être
humanoïde pensant.
vendredi 20 mai 2011
Balle de contact et papier abrasif : qui s'y frotte s'y dépoli !
Par Vincent le vendredi 20 mai 2011, 12:05

Le contact est une discipline de jonglage qui demande peu de matériel mais
beaucoup de patience pour être maîtrisée.
Depuis quelques mois que je pratique, j'ai testé beaucoup de balles
différentes, dont les très prisées balles de 100mm
SIL-X.
À tout niveau, ce sont véritablement d'excellentes balles.
Ceci étant dit, je reste particulièrement mitigé sur le rendu visuel du modèle
Implosion transparent (une pure question de préférence personnelle).
Il m'est alors venue l'idée de chercher comment obtenir un aspect de type
"verre dépoli", et l'une d'elle m'a tout naturellement servi de cobaye pour
cette expérience.

La méthode pour y arriver est aussi simple que laborieuse
:
Du papier abrasif (à gros grain) et de la persévérance, pour soumettre toute la
surface de la balle à ce traitement. Comptez une bonne heure de frottage dans
tous les sens, et quelques ampoules aux doigts, pour obtenir un aspect bien
uniforme.
Au passage le touché de la balle change fortement; vous perdez la sentation
collante de la surface pour un contact très doux mais avec moins de
grip donc.
Un
résultat final pas trop mal, à tester chez vous !
jeudi 20 janvier 2011
Un jongleur maboul déboule dans la jungle. Avec moult boules il jongle et rit !
Par Vincent le jeudi 20 janvier 2011, 23:11

La balle contact emprunte à la fois au jonglage, au mime et à l'illusion
d'optique. Art cinétique, il use sans scrupules de la dynamique du mouvement
pour générer la subjugante apparence d'une sphère immuablement statique. Gestuelle digitale mystifiant notre
compréhension des lois de la physique. Hypnotique chorégraphie spatiotemporelle
qui libère nos esprits de la pesanteur d'un quotidien bien trop souvent
parallélépipédique.
mercredi 13 octobre 2010
Le caoutchouc c'est trop relou, le fil de fer c'est super d'enfer !
Par Vincent le mercredi 13 octobre 2010, 16:32
Une pure fiche bricolage tout en images pour les purs geeks du yoyo
:-)
Sur certains yoyos, il y a ce qu'on appelle des hubstacks, c'est à
dire deux roulements à billes supplémentaires de part et d'autre de l'axe, à
l'extérieur du yoyo. Ce qui permet d'attraper ledit yoyo en pleine rotation
avec nos jolis doigts, pour épater la galerie avec quelques figures originales.
C'est un peu gadget mais ça fait toujours le spectacle. Les néophytes adorent
ce genre de truc.

Les roulements à billes sont maintenus en place par un petit joint torique en
caoutchouc, qui se détériore malheureusement avec le temps. Et après avoir
testé quelques idées aussi débiles qu'inefficaces quant à la façon de remplacer
ces joints tout pourris, c'est finalement avec du bon vieux fil de fer, dont le
diamètre qui va bien est très exactement de 1,3 mm, que j'ai résolu
l'affaire.

Quelques outils de bricoleur du dimanche et un peu de dextérité suffiront à
mener à bien l'opération : une petite pince plate, une pince universelle
ou une pince coupante, un feutre, un tournevis ou une tige quelconque dont le
diamètre correspond approximativement à celui de l'axe du hubstack.

On coupe un bout de fil de fer d'environs dix centimètres et on le préforme en
boucle autour de notre tournevis. On marque approximativement les endroits où
l'on va couper et… on coupe !

À partir d'ici il faut être un peu habile de ses mains car il faut achever la
mise en forme de ce minuscule bout de fil de fer à l'aide de deux pinces
plates. Inutile de chercher à fermer la boucle ni à atteindre une précision
d'orfèvre, il faut juste obtenir une forme en "C" la plus régulière
possible.

Une fois que vous vous êtes super bien énervé à obtenir une boucle digne de ce
nom, il s'agit de la positionner sur l'axe du yoyo. Si vous n'avez pas assez de
mou pour la clipser, ne forcez pas, élargissez-là légèrement et essayer à
nouveau. Au pire, refaites une nouvelle boucle !

Une fois en place, l'ajustage se fait en serrant très délicatement la boucle à
l'aide d'une des pinces plate, par légères pressions successives pour ne pas
deformer l'axe. Enfin, repositionnez le manchon en plastique du hubstack.

Le résultat n'est pas vilain, il est surtout très efficace : les
roulements sont bien maintenus, voire mieux qu'avec les joints en caoutchouc.
La mise en œuvre est très basique et il n'y a véritablement pas besoin de
rechercher la précision ultime; les performances de votre yoyo n'en seront pas
altérés.
Les connaisseurs auront reconnu un G5
de chez YoyoFactory, désigné cobaye
volontaire de cette expérience de bricolage extrême.
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